Le Qi Gong

Appréhender facilement le Qi Gong pour un Européen n’est pas simple car c’est un concept ancestral et chinois. Le Qi Gong est le produit de milliers d’années d’une pratique associant des mouvements lents, à une respiration maîtrisée et un travail de l’esprit. Il s’agit bien d’une pratique énergétique qui allie le corps, le souffle (autre sens donné au Qi) et l’esprit.

On peut dans ces conditions présenter le Qi Gong comme étant l’art d’absorber, de renforcer, de faire circuler et d’utiliser l’énergie vitale du corps.

Le Qi Gong est un des cinq piliers de la médecine ancestrale chinoise, à vocation principalement préventive. Les quatre autres piliers sont l’acupuncture, l’herboristerie, le massage Tuina et la diététique. C’est parce que le shiatsu s’appuie lui aussi sur cette médecine ancestrale que le Qi Gong se marie très bien avec.

En chinois, Qi (prononcer « Chi » ou « Tchi ») signifie énergie (ou souffle) et Gong signifie travail, exercice, maîtrise. La finalité du Qi Gong est donc la maîtrise de l’énergie. Cela va donc bien au-delà d’une pratique qui se limiterait à « brasser de l’air » en imitant plus ou moins bien un professeur qui enchaîne en silence une suite de gestes chorégraphiés. C’est avant tout un travail sur soi même. Pour les chinois, la posture c’est le chemin. Travailler la posture, c’est avancer sur le chemin. Et chacun prend ce qu’il peut sur ce chemin. On peut se risquer à cette image : le Qi Gong c’est comme une plante qu’on déciderait de cultiver, il faut la planter, l’entretenir, la nourrir, l’arroser, la tailler pour qu’elle fleurisse.

Le Qi Gong